PROJET DE PARTENARIAT DGF- PNUD

Portant Mise en œuvre initiale du Plan de gestion intégrée du complexe de zones humides Gerbés–Sanhadja -Skikda :

 Réhabilitation et valorisation à travers l’utilisation rationnelle des ressources en eau.

 

Les zones humides sont une ressource de grande valeur économique, culturelle, scientifique et récréative pour l’homme. Elles sont importantes, et parfois vitales pour la santé, le bien-être et la sécurité des populations qui vivent dans leurs limites ou à proximité parce qu’elles sont parmi les milieux les plus productifs du monde, sources de Biens et Services multiples et variés.

Les interactions entre les éléments physiques, biologiques et chimiques tels que les sols, l’eau, les plantes et les animaux, permettent à une zone humide, en tant qu’élément de l’« infrastructure naturelle» de la planète, de remplir de nombreuses fonctions vitales, notamment le stockage de l’eau ; la protection contre les tempêtes et la maîtrise des crues; l’atténuation des sécheresses; la stabilisation du littoral et la maîtrise de l’érosion ; le renouvellement de la nappe phréatique ; la recharge et la restitution des eaux souterraines ; l’épuration de l’eau; la rétention des éléments nutritifs, des sédiments et des polluants; et la stabilisation des conditions climatiques locales, en particulier du régime des précipitations et des températures.

Les zones humides fournissent souvent des avantages économiques considérables, tels que l’alimentation en eau (quantité et qualité); les pêcheries (plus des deux tiers de la pêche mondiale dépend de zones humides en bon état); l’agriculture, grâce au renouvellement des nappes phréatiques et à la rétention des matières nutritives dans les plaines d’inondation; le bois d’œuvre et autres matériaux de construction; les ressources énergétiques telles que la tourbe et la litière; la faune et la flore sauvages; des plantes médicinales; et offrent des possibilités de loisirs et de tourisme. On estime que dans le monde, plus d’un milliard de personnes dépendent entièrement ou en grande partie des zones humides pour leurs moyens d’existence.

La surexploitation des ressources d’eau douce met en péril le bien-être humain et l’environnement, car, la dégradation des zones humides ébranle l’accès à l’eau salubre, la santé humaine, la production alimentaire, le développement économique et la stabilité géopolitique.

Il est donc capital de mettre fin au « grignotage » et à la disparition des zones humides et de prendre des mesures pour conserver leurs ressources et en faire une utilisation rationnelle (convention Ramsar).

 Contexte national

L’Algérie, riche de 2.375 zones humides apparentes (2.056 zones humides naturelles et 319 artificielles), reparties en 16 complexes et 103 sous complexes, s’étendant sur une superficie de 98 694 655 ha, a intégré la convention Ramsar en 1982, et a classer, à ce jour, 50 sites sont classés sur la liste Ramsar de zones humides d’importance mondiale.

L’augmentation des besoins, due à la concentration de la population à proximité des zones humides, a entraîné la surexploitation de ces espaces conduisant, dans certains cas, à une rupture de l’équilibre biologique qui menace leur pérennité. Aussi, l’utilisation de techniques de production intensives en lieu et place de pratiques traditionnelles, le développement de l’industrie, les rejets des eaux usées ont contribué de multiples façons à la dégradation des zones humides.

 

Pour pallier à ces menaces, des projets permettant la conservation des zones humides ont été entrepris par la DGF, notamment, l’élaboration d’un inventaire des zones humides et l’élaboration de plans de gestion, la Participation à l’établissement d’un système d’observation mondial des zones humides par imagerie satellitaire, le renforcement des capacités nationales en matière de gestion intégrée des zones humides, l’élaboration d’un programme d’éducation environnementale, la Création d’un réseau National des Observateurs Ornithologues Algériens (RNOOA) et enfin, l’élaboration d’une stratégie nationale de gestion écosystémique des zones humides en Algérie en 2016.