Filiéres Aquacultures

La politique sectorielle engagée par le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche pour le développement de l’aquaculture accorde une importance capitale au développement des filières d’activités ayant un grand rendement et une haute valeur commerciale. L’ensemble de projets en cours d’exploitation visent à la contribution à la sécurité alimentaire des populations et à la création d’emplois. 

La promulgation d’une loi cadre de la pêche et de l’aquaculture et d’une stratégie de développement AQUAPECHE 2020 ont constitué désormais le cadrage général de l’action du département pour faire de la pêche et de l’aquaculture un secteur  stratégique et porteur d’espoir et de richesse.

Ces objectifs qui visent une production de 200 000 tonnes, dont 100 000 tonnes issues de l’aquaculture, constituent le grand défi du plan d’action. Pour atteindre ces résultats, le secteur des pêches a tracé les objectifs suivants:

  • Améliorer l’accès des algériens aux produits d’aquaculture en vue d’atteindre à l’horizon 2030 un taux de consommation des produits de pêche de l’ordre de 6.2 kg/ha/an
  • Mettre en place tous les outils et mécanismes nécessaires pour assurer une exploitation durable des ressources halieutiques.

Cela suppose les conditions ci-dessous :

  1. Disponibilité des ressources aquacoles nécessaires pour atteindre le cap de 100 000 tonnes ;
  2. Disposer d’un système de gestion et d’aménagement des Zones d’Activités Aquacoles (ZAA) adaptés ;
  3. Mobiliser les acteurs privés et publics autour de l’objectif en question ;
  4. Disposer des moyens financiers, matériels et humains ;
  5. Une main d’œuvre professionnelle jeune ;
  6. Valorisation des investissements publics et privés et ce au plan rentabilité et durabilité ;
  7. Création et consolidation des emplois ;
  8. Création de nouvelles opportunités de développement à travers le désenclavement économique et l’accès à diverses sources de vie et d’emplois permettant une meilleur valorisation des ressources naturelles du milieu et une amélioration des conditions de vie durables des populations du littoral ou des zones continentales notamment des zones rurales.

Au plan des potentialités naturelles en aquaculture maritime et continentale les opportunités sont beaucoup plus perceptibles mais demeurent soumises aux contraintes de savoir-faire scientifique, technique et technologique.Cependant, depuis l’année 2000, le secteur aquacole a connu un grand essor, et ce à travers les moyens humains, financier et technique d’accompagnement mis en place par le secteur. Ces accompagnements englobent  surtout la réalisation d’infrastructures de démonstration, d’expérimentation et formation. Ces infrastructures concerne les filières de pisciculture marine, de pisciculture d’eau douce, de conchyliculture et crevetticulture.

Le secteur de l’aquaculture devrait être perçu comme activité venant suppléer les productions maritimes
limitées, à l’horizon 2025/2030, à la proportion de 50% pêche et 50% aquaculture, complétant ceux provenant de la pêche,
à l’instar des autres pays. Cette exigence est mise en évidence par la FAO à travers ses recommandations
incitant à une expansion marquée de l’aquaculture.

La stratégie esquissée pour atteindre les objectifs fixés, s’appuie sur une démarche globale et intégrée qui s’articule autour de 3 axes principaux, à savoir :
• Une utilisation rationnelle de l’espace, en cohérence avec les autres activités ;
• Une politique de réservation de terrains à même de permettre une planification spatiale du développement durable de l’aquaculture ;
• L’élaboration et la mise en œuvre des programmes d’action dans les domaines d’intervention
prioritaires définis à court, moyen et long termes.

  • Affectation de concessions au niveau des Zones d’Activité Aquacoles (ZAA) en mer et à terre ;
  • Redevance de la concession presque gratuite (1 DA/M²/an à terre et 1 800 DA/Ha/an en mer) et ce sur 25 ans renouvelables tacitement;
  • Exonération et révision à la baisse respectivement des droits de douane et de la TVA pour l’importation des aliments;
  • Exonération de toutes taxes durant les 3 premières années d’entrée en production;
  • Bonification totale des intérêts relatifs au crédits d’exploitation ( qui sont de l’ordre de 8%);
  • Approvisionnement des opérateurs privés en intrants issus des stations expérimentales qui ont été initiées pour la vulgarisation et la promotion de cette filière d’activité ;
  • Décentralisation et allègement des procédures réglementaires;
  • Mise en place dans le cadre des dispositifs de soutien existants (ANSEJ, CNAC, ANGEM) d’un guichet unique doté d’un accompagnateur;
  • Formation à la carte des promoteurs au niveau des établissements du secteur.

 

  • En 2018, on enregistre 70 projets en exploitation, toutes filières confondues, dont 39 en aquaculture marine et 31 en aquaculture d’eau douce. La production aquacole enregistrée est de 5 100 tonnes. Plus de 75 concessionnaires qui exercent la pêche continentale au niveau des barres et retenues collinaires avec une production de 1 955 tonnes. Durant l’année 2018, on a enregistré plus de 491 dossiers d’aquaculture qui sont en cours de procédures administratives dont 268 dossiers en aquaculture marine et 223 dossiers en aquaculture d’eau douce. Pour l’année 2019, il est prévu l’entrée en, exploitation de 60 nouveaux projets aquacoles dont 40 en aquaculture marine et 20 en aquaculture continentale.

  • En termes de zones d’activités aquacoles, à ce jour, 79 zones d’activités aquacoles sont été identifiées dont 36 ZAA marine et 43 ZAA continentale. Il est à souligner que 31 ZAA sont affectées par arrêté du Wali.

  • En 2018, le programme national d’ensemencement a touché plus de 1 401 bassins d’irrigation. Chaque agriculteur a bénéficié d’une quantité d’alevins de poissons (toutes espèces confondues). Plus de 28 167 agriculteurs ont été identifiés dont 2 304 agriculteurs ont été formés dans le domaine de la pisciculture intégrée à l’agriculture.

  • Examen et approbation par le Conseil du Gouvernement, en date du 21/11/2018, du décret exécutif relatif à l’affectation des zones d’activités aquacoles (Décret en cours de publication).

  • Atelier de restitution finale, le 14 Mars 2019, de la mission d’appui technique pour le développement de la conchyliculture (réalisée dans le cadre du programme DIVECO2),

  • Appui aux associations d’agriculteurs qui pratiquent l’aquaculture intégrée à l’agriculture où il y a eu la formation de 88 participants entre agriculteurs et cadres de l’administration locale et des écoles de formation (réalisée dans le cadre du programme DIVECO2),

  • Appui pour le développement de la production d’alevins de poissons d’eau douce où il y a eu l’élaboration de Cinq (05) manuels (réalisée dans le cadre du programme DIVECO2) :

      -Biosécurité en aquaculture;

  2-Gestion de la qualité des eaux  en aquaculture
  3-Gestion des maladies en aquaculture;
  4-Production des alevins de Silure ;
  5-Production des alevins de Tilapia.                          

  • Appui pour le développement de la production d’alevins de poissons marins où il ya eu la réalisation au niveau de la ferme marine du CNRDPA d’un cycle d’élevage larvaire du loup de mer à partir d’œufs (plus de 500.000) importés et mise en cage pour le grossissement de    50 000  alevins de 8 gr chez un privé à Chlef.

  • Étude sur la commercialisation des produits de l’aquaculture avec attention particulière à l’aquaculture continentale où il y a eu une étude du marché et prospectives de la commercialisation des produits aquacoles en Algérie et élaboration de fiches de commercialisations des produits de l’aquaculture en Algérie (réalisée dans le cadre du programme DIVECO2).